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[SANTÉ] 4 risques bactériens de la baignade chez le chien

La baignade peut être source de plaisir et de réconfort pour plusieurs chiens. Toutefois, en nature particulièrement, les risques infectieux sont nombreux notamment dans les plans d’eau plus stagnante. Et sachez qu’il existe aussi des risques lors d’une baignade dans une piscine privée. 

Connaître les risques

  • Otite : Certaines races sont déjà prédisposées à cette infection mais on voit le risque augmenter avec l’entrée d’eau dans le canal auriculaire (même en piscine). Les bactéries entrant se retrouvent dans l’environnement idéal pour se reproduire à un rythme fou : une zone relativement fermée, de la chaleur corporelle et de l’humidité. Bien que le nettoyage régulier des oreilles soit important, leur séchage (à la serviette) l’est tout autant. 

  • Leptospirose : Cette bactérie peut être contractée par l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés par l’urine d’un autre animal. Généralement présente dans les eaux stagnantes, elle peut survivre longtemps dans des conditions optimales de chaleur et d’humidité. Un chien contaminé peut présenter l’un des symptômes suivants : fièvre, vomissements, faiblesse générale.

    Sans traitement vétérinaire, la bactérie se développe et se répand aux organes comme le foie et les reins. En cas de doute, consultez votre vétérinaire sans tarder. 

  • Algues bleues : Bien que moins à risque en raison de l’importance du plan d’eau et de son mouvement constant, les lacs et rivières du Québec présentent tout de même un problème au niveau des algues bleues (aussi appelées cyanobactéries). Celles-ci sont extrêmement toxiques et peuvent engendrer des troubles du système digestif et respiratoire en plus d’attaquer le système nerveux. Elles se développement généralement en eaux peu profondes donc on les retrouve souvent près des berges et dans les baies. Elles peuvent être vertes et de consistance variable comme elles peuvent donner l’impression d’un déversement d’huile bleutée. L’été dernier, de nombreux chiens en sont d’ailleurs décédés au Nouveau-Brunswick.

  • Infections cutanées et fongiques : Comme pour un bébé dans une couche, un pelage et une peau humide, en particulier aux aisselles, sur le ventre et entres les doigts des pattes, favorise le développement d’irritation et d’infections parfois très irritantes et plus l’animal se gratte, plus il sera irrité et ouvre des portes supplémentaires aux bactéries sur sa peau. Le tout peut même produire des odeurs forts désagréables qui devraient vous sonner une cloche.

Prévenir sans pour autant se priver 
Quelques précautions simples sont à prendre avant et après une exposition.

Tout d’abord, assurez-vous d’avoir le maximum de protection avec votre vétérinaire. Aussi, considérez le type de plan d’eau. Les bassins de rétention de certains parcs tout comme les zones marécageuses et étangs, par exemple, gardent l’eau stagnante ce qui représente un risque considérable de contaminations. Pour les lacs et rivières, observez toute odeur ou couleur anormale.

Soyez aussi conscients de la constitution du fond de l’eau et de la force du courant. En ce sens, il est bon de garder son chien en laisse et de prévoir une veste de flottaison.

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